Nos différentes filières
Le bananier est une herbe géante cultivée en majorité dans les régions tropicales et subtropicales pour leur climat favorable à son développement. Sa production industrielle commence par la réception des vitro plants qui sont sevrés pendant 7 semaines pour leur acclimatation puis placés sous ombrière 7 autres semaines pour grossissement. Pendant ce temps intervient la préparation des sols (quadrillage, trouaison, semi et plantés). S’en suivra l’étape du planting qui consiste à mettre en terre des plants homogènes de plus de 22 cm de hauteur en respectant une densité de 1742 plants à l’hectare.
Un ensemble d’opérations d’entretien et de nutrition sont par la suite réalisés pour assurer la croissance optimale de la plante et garantir la production d’un fruit respectant les caractéristiques normatives des clients. De l’irrigation au désherbage en passant par l’épistillage, l’engainage, l’haubannage, la sélection du rejet successeur de chaque plant et la destruction des variants et surtout la nutrition par l’apport en uréee DAP, Sulfate d’ammoniaque,Chlorure de potasse et NPK). La récolte des fruits s’opère 12 semaines après la floraison. Les régimes de bananes sont alors coupés et transportés en station d’emballage, où les doigts sont triés par calibre et confectionnés en bouquets. Ces bouquets sont conditionnés dans des cartons sous diverses marques selon les cahiers de charge des ventes, et chargés sur des palettes à raison de 48 cartons par palette, qui sont acheminés dans des containers frigorifiques vers le Terminal mixte et fruitier de Douala pour expédition.
Les plantations d’hévéa sont formées avec des plants issus d’une greffe qui sont transplantés en champ avec un densité d’environ 500 à 550 arbres par hectare. La maturité physiologique permettant la réalisation de la saignée pour extraire le latex est de 6 ans.
Le caoutchouc naturel provient de la coagulation du latex issu de l’hévéa. A ne pas confondre avec la sève de l’hévéa, ce latex circule dans des voies distinctes appelées vaisseaux laticifères, présents dans l’écorce de l’arbre.
Ces vaisseaux sont sectionnés par une petite incision dans l’écorce de l’arbre pour récolter le latex dans les tasses fixées en dessous de la rainure saignée. La saignée est usuellement réalisée tous les 4 jours pour permettre le renouvellement du latex dans les vaisseaux après chaque récolte.
Le caoutchouc se récolte sous 2 formes : à l’état liquide (latex) ou après coagulation en champ (fonds de tasses) avant d’être acheminé en usine.
Les fonds de tasses sont stockés en usine dans des bunkers avant d’être usinés pour obtenir un produit brut qui est ensuite lavé, mélangé, coupé puis séché à plusieurs reprises et compressé en balles de 35 kgs. Au terme de l’usinage effectué conformément aux standards de qualité requis par les utilisateurs finaux, le produit fini est labellisé « Technical Specified Rubber » (TSR).
L’huile de palme est une huile végétale produite à partir de la pulpe des fruits du palmier à huile. Cet arbre est principalement cultivé en Afrique de l’Ouest et Centrale, en Asie du Sud – Est et en Amérique du Sud où le climat tropical et humide favorise son développement. Pour sa culture, les graines de palmier sont plantées en pépinières où les jeunes palmiers à huile se développent pendant une année avant d’être transplanté dans les palmeraies.
La récolte pourra commencée au bout de 3 années et se poursuivre sur 30 ans, moment où la hauteur du palmier, soit environ 15 mètres, ne permettra plus la récolte efficace par l’homme.
Les régimes récoltés en moyenne tous les 8 à 10 jours sont transportés jusqu’à l’huilerie. Par la suite, les fruits seront séparés des rafles puis pressée pour en extraire l’huile brute. S’en suivra l’étape de la clarification qui permettre de séparer par décantation l’huile de palme brute (produit fini) du reste du jus (eau et autres matières).
Les résidus des fibres et coques pourront servir à alimenter les chaudières dont la chaleur produite est utilisée pour la production de l’électricité nécessaire à l’usine et aux villages voisins. Quant aux résidus organiques générés par les usines, ils sont redistribués au champ pour servir d’engrais organiques.
Le sucre est obtenu par l’extraction du saccharose, contenu dans les tiges de la canne à sucre. Une fois la coupe des tiges des plans de cannes effectuées celles-ci sont transportés en usine dans un délai de 48 heures maximum quand elles ont encore une meilleure teneur en sucre. Les cargaisons de cannes sont pesées à l’entrée de l’usine et la richesse en sucre est analysée. Les tiges sont ensuite pulvérisées sous la forme de fibres grossières par un défibreur à marteaux. Pour extraire le jus, les fibres sont simultanément arrosées à l’eau chaude et pressées dans un moulin à cylindres. Le résidu fibreux de l’extraction du jus est la bagasse, qui peut être utilisée comme combustible dans des chaudières pour la production d’électricité.
Le jus est chauffé, décanté et filtré après ajout de chaux, puis concentré par chauffage. On obtient un « sirop » purifié de ses impuretés « non sucrées », les écumes, utilisées comme engrais. Chauffé dans un cuiseur, le sirop se transforme en masse cuite contenant un liquide sirupeux, la liqueur mère, et les cristaux de sucre. Cette masse cuite va encore subir deux cuissons alternées avec des périodes de malaxage et de centrifugation pour obtenir le maximum de cristaux de saccharose. Ces cristaux sont ensuite évacués vers les séchoirs. Les premiers sucres obtenus sont des sucres roux de différentes qualités. Le sucre blanc provient du raffinage du sucre roux refondu, décoloré et filtré avant d’être cristallisé et séché. Les sucres sont ensuite stockés dans des silos étanches. Le sucre blanc est la forme préférée des consommateurs et des industriels.
La canne à sucre est une herbe géante tropicale de la famille des graminées, constituée d’une succession de nœuds et d’entre-nœuds : chaque nœud porte un bourgeon et un anneau d’ébauches de racines. Ces tiges, tronçonnées en boutures de quelques nœuds, servent à replanter les champs tous les 5 à 10 ans. Elle repousse après chaque récolte et est replantée après 5 ou 6 repousses par bouturage des tiges.
Le poivre est une plante rampante des forêts tropicales.
Les poivriers sont des lianes épiphytes qui se posent sur un tuteur lequel
apporte souvent de l’ombrage. Leur évolution est favorisée par un
environnement chaud et ombragé. La floraison intervient pendant la
saison sèche après laquelle ses forment les baies appelées « grains de
poivre » que nous retrouvons généralement dans nos cuisines. Le types
de poivre produit dépend du stade auquel la baie est récoltée :
– le poivre vert est récolté dès la formation des baies avant maturité
– le poivre noir est cueilli juste à maturité
– le poivre blanc est récolté à maturité avancé et est dépulpé du
péricarpe après sa récolte, ce qui lui donne sa couleur blanc
crème
– le poivre rouge est un grain cueilli à maturité et séché à l’ombre
pour conserver sa couleur.
Quant au poivre gris, il s’obtient par le mélange du cœur blanc du poivre
et du péricarpe noir.
A PHP, les plantations de poivre se trouvent dans la localité de Penja,
dans le département du Moungo appartenant à la région du Littoral.
Sa culture sur les sols volcaniques fertiles de cette localité lui donne un
arôme exceptionnel et une saveur unique au monde, qui lui a valu la
première Indication géographique protégée (IGP) africaine.
Il est commercialisé à PHP sous sa forme noire et blanche.
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